Jour 2: La pluie toujours et encore...

Publié le par Vincent

 

A minuit, lorsque mon réveil sonna, il n’y avait pas un bruit dehors ! Tout le monde dormait. Depuis notre tente, avec Anne, nous décidions alors d’entre ouvrir pour voir l’état du ciel. Dans le petit coin du ciel que nous pouvions apercevoir, des étoiles brillaient… Anne décida de sortir pour connaître l’avis de Sergio et Nolberto. Les étoiles observées quelques minutes auparavant avaient déjà disparu. La brume ne semblait pas épaisse, mais en quelques minutes, les bruits des gouttes d’eau heurtant la toile de tente recommençaient à raisonner. Les « big boss » avaient déjà pris la décision et annoncèrent à Anne que la météo était trop incertaine et que nous aviserions demain. Soulagés de ne pas partir sous la pluie mais à la fois déçus de ce départ raté pour notre première ascension, nous nous remettions à dormir au sec !

 

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Le matin, le temps restait incertain. Les brumes fleuretaient avec les sommets qui entouraient le camp. Andrés était parti pêcher dans la lagune et avec un grand sourire, il revenait deux truites à la main ! Guides et pêcheur, efficace le bonhomme !

La décision était prise, nous allions avancer en direction du prochain campement. Nous étions convaincus de trouver un autre sommet à gravir pendant l’expé étant donné la richesse de l’environnement. Avant de partir, nous partîmes tout de même, sans nos sacs, observer ce glacier qui nous avait fermé ses portes…

 

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Ignacio, pêcheur d'un jour, guide pour toujours !

 

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      Andrés & la truite de l'Apolobamba !

 

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      A la pêche à la truite à mêmes les mains !

 

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Une fois là haut, l’émotion fut grande. Les nuages laissaient apparaître le glacier et tout le monde s’émerveilla. On sentait l’appel de la montagne. Les guides commençaient à imaginer différents itinéraires pour atteindre le sommet. L’excitation était clairement présente.Nous étions alors dans le cœur du sujet.

Nous regrettions tous un peu de ne pas avoir pu monter cette première montagne. Mais d’autres nous attendaient.

 

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Une fois de retour au campement, nous prîmes la route sous cette éternelle bruine bretonne ! Sans pouvoir profiter des paysages, nous avancions dans un décor lunaire. Nous enchainions les cols les uns après les autres. Le groupe s’était divisé en deux. Andrés était parti en avant pour tenter de repérer les lieux. Grâce à la radio, il pouvait donc nous donner les informations sur l’itinéraire à suivre. Anne commençait sérieusement à fatiguer. Son sac était beaucoup trop lourd, 16kg… Le rythme infernal que nous imposaient involontairement les guides n’arrangeait rien… Je lui proposai alors de lui porter le sien et de lui donner le mien, plus léger. Dans de telle condition, à plus de 4000 d’altitude, le poids est un facteur non négligeable.

 

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      Le Machu Picchu de l'Apolobamba

 

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Les traversés de col ne finissaient jamais. La brume nous empêchait d’observer au loin. Le décor ne changeait pas, tout était blanc. J’avais l’impression de faire du sur place mais en montée. Au bout de 4 cols consécutifs, nous arrivâmes face à une immense vallée bordée d’un glacier gigantesque. Il était tard, crevé, trempé, je me posais déjà des questions sur mes capacités à pouvoir faire cette ascension… Nous en étions qu’au second jour…

 

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Heureusement, le ciel semblait progressivement se dégager. Le temps allait peut être s’arranger et nous allions pouvoir envisager l’ascension de ce magnifique massif.

Arrivés au camp, les plans pour gravir ce sommet fusaient de toute part. L’excitation d’enfin chausser les crampons animait tout le monde.

Finalement, on décida déjà de faire un jour de repos.Continuer notre aventure dans des conditions plus agréables nous semblait essentiel: sécher le matériel, profiter d’une « bonne nuit » de récupération, autant qu’elle puisse l’être à  4720 m d’altitude…

 

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Rolando & Juvenal, les cuisiniers du soir !

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