L’envolée d’une Vie

Publié le par Vincent

Ce sont tous ces instants que nous vivons qui nous forment. Les instants de Bonheur, de rencontres, d’émerveillement mais aussi ces moments difficiles.

Aujourd’hui Mamy Hélène nous a quittés.

A chacun de mes départs, j'espère au plus profond de moi retrouver tous ceux que je laisse derrière moi à mon retour.

Cette fois-ci, cela ne sera pas le cas.

 

C’est trop loin de ma famille, de mon père, que je vis cette étape de la Vie que nous ne pouvons pas éviter.

Etre ici, au fin fond des belles montagnes Marocaine pour vivre cette souffrance n’est pas évidente. Les sentiments se bousculent dans ma tête, dans mon cœur.

Je pense à ceux que j’aime et j’aimerais simplement être avec eux, papa, maman, Thomas, Mathieu.

A coté de cela, je suis là, dans une Aventure qui à coup sûr, me fera continuer à évoluer et à grandir. Vivre ce deuil dans cette culture berbère où la disparition d’un être cher ne semble pas avoir la même signification ou du moins, le même impact sur les individus.

Beaucoup plus fréquente, c’est avec force et espoir que les gens continuent à avancer la tête haute.

La mort fait partie de la Vie. Lahoucine me disait que dans la Vie il ne faut pas être triste, il ne faut donc pas être triste de la disparition d’un être.

 

Ce genre d’événement soulève la fameuse question éternelle que je me pose au fond de moi-même : suis-je égoïste de partir vivre cette vie à des milliers de kilomètre, loin de toutes ces personnes qui m’ont permis de devenir qui je suis aujourd’hui ?

 

C’est dans mes pensées, dans mon cœur qu’à chaque moment de la vie je pense à eux.

Aujourd’hui, c’est dur, mais je suis avec eux.

 

A ma grand mère,

Mamy Hélène,

6 Août 1919 - 10 Mai 2012

 

 

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"La mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue?
Je vous attends. Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien."

 

 

Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910. Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin. 



 

 

Publié dans Maroc

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